Une approche laïque des "apparitions" de Lourdes.


Avant-propos

Je suis intrigué par Lourdes et les foules qui s'y rendent; peu enclin à croire tout ce qu'on me dit surtout si ça concerne l'irrationnel. J'ai recherché dans cette belle histoire, les éléments historiques qui peuvent permettre de trouver une explication plausible des "apparitions" et de la sacralisation de ce haut-lieu de pèlerinage.

Les "miracles" ne sont pas analysés. Ceux-ci nécessiteraient une étude au cas par cas.


Le contexte

Les acteurs.

Bernadette.

Elle a 14 ans et est illettrée et a bien des difficultés à préparer sa première communion.

Estrade (b) 1ere partie III
_«  Elle avait la tête dure, » disait, plusieurs années après, la femme Aravant en laissant échapper un sourire où l'affection perçait. J'avais beau répéter mes leçons, rien n'y faisait, et c'était toujours à recommencer. Parfois, ajoutait-elle, l'impatience me gagnait; et toute dépitée, je jetais le livre sur le premier endroit venu et je lui disais «  Va, tu ne seras jamais qu'une sotte et une ignorante. »

Sa mère la considère comme une affabulatrice.

Estrade (b) 1ere partie VI
 _ « Ce sont des illusions, répliqua ma mère; il te faut chasser toutes ces idées de la tête, et surtout ne plus retourner à Massabielle. »

Estrade (b) 1ere partie VII
Mais la mère Soubirous, se rappelant l'entêtement de Bernadette à vouloir retourner à la Grotte, s'abandonna à un mouvement de colère contre la petite obstinée. Elle entra au moulin de Savy, une houssine à la main, et, allant droit à sa fille, elle lui dit :
« Comment, drôlesse, tu veux donc que nous soyons la risée de tous ceux qui nous connaissent ! Je vais te les donner, moi, tes airs béats et tes histoires de dame!  » et elle allait frapper, quand la vieille Nicolau retint le coup.

Marie, "mère de Dieu, Sainte Vierge, Immaculée Conception".

L'Eglise est très machiste. Elle a besoin de féminiser son panthéon, surtout que la plupart de ses ouailles sont des femmes. Elle ne peut diviniser Marie; la "Sainte Trinité" occupe déjà la place. Hélas elle ne peut contester la naissance humaine de Jésus, qui comme le témoigne les évangiles est localement connu comme le fils de Joseph.

Matthieu (i) 13. 55
N'est-ce pas le fils du charpentier? N'est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères?

Marc (i) 6. 3
N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous?

Luc (i) 3. 23
Jésus avait environ trente ans lorsqu'il commença son ministère, étant, comme on le croyait, fils de Joseph, [ . . . ]

Luc (i) 4. 22
Et tous lui rendaient témoignage; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient: N'est-ce pas le fils de Joseph?

Jean (i) 6. 42
Et ils disaient: N'est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, celui dont nous connaissons le père et la mère? Comment donc dit-il: Je suis descendu du ciel?

Matthieu et Luc ont écrit leur évangile, près d'un demi-siècle après la mort de Jésus, ne pouvaient pas faire descendre Jésus sur terre sur un nuage porté par des anges. Ils ont donc sacralisé Marie. Ils la prétendent vierge et inventent ce conte de l'Annonciation avec l'ange Gabriel et le consentement de Joseph.

Luc (i) 1. 26-31
[ . . . ] l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle, et dit: Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi. Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit: Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus.

Matthieu (i) 1 18-20
Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint Esprit, avant qu'ils eussent habité ensemble. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit: Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint Esprit;

Pour ajouter à la légende, l'Église confirme la croyance populaire de l'Assomption (Marie montée au ciel avec son corps). Puis en 1854 le pape promulgue le dogme de « l'Immaculée Conception ».

Catéchisme  (h)
« Au premier instant de sa conception, par la grâce et le privilège de Dieu tout-puissant, et en considération des mérites de jésus Christ, Sauveur du genre humain, la Vierge Marie fut préservée intacte de toute souillure du péché originel. » Telle est la foi de l'église catholique, définie en 1854 par le pape Pie IX.

Ce dogme affirme que Marie, mère de Jésus est née sans être souillée par le péché originel. Celui-ci est hérité de la faute d'Adam et Eve qui ont mangé du fruit défendu. Cette histoire est considérée par la majorité des chrétiens non comme un fait historique, mais comme un symbole.
En glorifiant Marie, l'Église fait d'une pierre deux coups. Elle fait grimper Marie dans la hiérarchie des saints et masque la naissance très humaine de Jésus.
Pour moi Marie est une femme qui n'a pas besoin de ce décorum. La virginité, l'assomption, l'immaculée conception sont des inventions humaines. Donc "L'immaculée conception" n'a pas pu apparaître à Bernadette.

Les autres acteurs influents.

Ceux qui ont de fréquents contacts avec Bernadette.

Mme Millet.
Antoinette Peyret membre des "Enfants de Marie"
L'abbé Pomian, confesseur de Bernadette.
L'abbé Peyremale curé de Lourdes.
Les sœurs de la Charité de Nevers qui s'occupent de l'hospice de Lourdes.
Mgr Laurence, évêque de Tarbes.

Le contexte historique et religieux.

Au XIX siècle, les idées socialistes, libertaires, combattues par l'Église se répandent. Les hommes ne veulent plus attendre l'au-delà pour accéder au bonheur.

L'apparition de la Salette en 1846 fait rêver le clergé pyrénéen.

Estrade  (b) 1ere partie III
Un jour, le prêtre de la paroisse la [ Bernadette ] vit passer à ses côtés et reçut son salut au moment où la petite bergère, une houssine à la main, se dirigeait vers les pacages du haut des plateaux. Il fut tellement frappé de l'air modeste et du regard si profondément pur de l'enfant, qu'il se retourna à différentes reprises pour la voir s'éloigner. S'adressant ensuite à l'instituteur de la commune, M. Barbet, qui se promenait avec lui, il lui dit: « Si le portrait que je me suis fait des enfants de la Salette est exact, cette petite bergère, à coup sûr, doit bien leur ressembler.»

Le dogme de "l'Immaculée Conception" date de 1854 soit 4 ans avant les « apparitions »

Dans ce contexte, un événement merveilleux, catholique de préférence, est le bienvenu pour attirer les foules dans les églises, réargenter l'Église et chasser l'anticléricalisme des socialistes et autres penseurs.


Bernadette, les apparitions, Aquero, l'Immaculée conception.

Chronologie des "apparitions" en 1858.

Première apparition

Estrade (b) 1ere partie VI
La première apparition, je l'ai déjà dit, eut lieu le jeudi gras, II février 1858, vers midi et demi ou une heure du soir; mais je m'arrête pour laisser parler la voyante [ . . . ]
« J'avais commencé à ôter mon premier bas, quand tout à coup j'entendis une grande rumeur pareille à un bruit d'orage. Je regardai à droite, à gauche, sur les arbres de la rivière, rien ne bougeait; je crus m'être trompée. Je continuais à me déchausser, lorsqu'une nouvelle rumeur, semblable à la première, se fit encore entendre. Oh! alors j'eus peur et me dressai toute droite. Je n'avais plus de parole et ne savais que penser, quand, tournant la tête du côté de la Grotte, je vis à une des ouvertures du rocher un buisson, un seul, remuer comme s'il avait fait grand vent. Presque en même temps il sortit de l'intérieur de la Grotte un nuage couleur d'or; peu après, une Dame jeune et belle, belle surtout, comme je n'en avais plus vu, vint se placer à l'entrée de l'ouverture au-dessus du buisson. [ . . . ] »

Cette "apparition" a lieu un jeudi gras qui était un jour de festivités la semaine qui précédait le carême.
A remarquer: la rumeur, le fait que Bernadette soit seule, le buisson qui est agité, la lumière dorée.

SBALCHIERO (a) chap3 (1ère apparition)
Sur le chemin du retour, Bernadette évoque devant les deux fillettes sa « vision », en désignant à plusieurs reprises l'objet de son expérience surprenante par le mot patois aquero (« quelque chose »).

Les écrivains, dont Estrade, évoquent l'apparition sous la désignation de "la Dame" alors que Bernadette ne voit que aquero (quelque chose). On est loin de Marie, la "Sainte Vierge" ou "l'Immaculée conception".

Description de l'apparition par Bernadette.

Estrade (b) 1ère partie VI
« Elle a l'air d'une jeune fille de seize ou dix-sept ans. Elle est vêtue d'une robe blanche, serrée à la ceinture par un ruban bleu glissant le long de la robe. Elle porte sur sa tête un voile également blanc, laissant à peine apercevoir ses cheveux et retombant ensuite en arrière jusqu'au-dessous de la taille. Ses pieds sont nus, mais couverts par les derniers plis de la robe, si ce n'est à la pointe, où brille sur chacun d'eux une rose jaune. Elle tient à son bras droit un chapelet à grains blancs, avec une chaîne d'or luisante comme les deux roses des pieds.»

16 ou 17 ans c'est un peu jeune pour une "dame". N'est-il pas étrange qu'une adolescente de 14 ans tombe en extase devant une autre de 2 à 3 ans son aînée?

Deuxième apparition

Au retour de la 2 ieme apparition, Bernadette a un étrange comportement

Estrade (b) 1 ere partie VII
Poussé cependant par sa mère, le jeune Nicolau prit avec précaution Bernadette sous les aisselles et essaya de la faire marcher. Soutenue ensuite par la meunière et son fils, la voyante put parvenir ainsi au moulin de Savy. Mais, durant le trajet, elle paraissait suivre du regard un être mystérieux qui se tenait sur le devant et un peu au-dessus d'elle. En vain le fils Nicolau, pour rompre le charme, lui mettait la main sur les yeux et l'obligeait à baisser la tête; Bernadette revenait sans cesse à sa position première et continuait à poursuivre sa contemplation. Ce ne fut qu'à son arrivée au moulin que Bernadette reprit possession d'elle-même et qu'elle vit avec tristesse reparaître devant ses yeux le tableau décoloré de la vie ordinaire.
Interrogée sur les causes qui avaient provoqué ses ravissements. Bernadette fit le récit de la vision du jour, qui n'était que la répétition de celle du jeudi précédent.

Bernadette semble être sous l'emprise d'une hallucination.

Avant la troisième apparition.

Estrade (b) 1ere partie VIII
Quelques mois auparavant, la congrégation des Enfants de Marie de Lourdes avait perdu sa digne et bien-aimée présidente, Mlle Elisa Latapie.[ . . . ]
Or, parmi les Enfants de Marie particulièrement attachés à Mlle Latapie, se faisait remarquer Antoinette Peyret. Plus qu'aucune autre, elle sentit le déchirement de la séparation; l'image de celle qui n'était plus se présentait sans cesse à son esprit. A la description que fit Bernadette du costume de la Dame du rocher, elle fut frappée de la ressemblance qui existait entre ce costume et celui que portaient les Enfants de Marie au jour de leurs cérémonies religieuses.

Etrange coïncidence que cette tenue d'Aquero

De la troisième à la quinzième apparition inclue.

"Aquero" demande une chapelle et des processions.
Bernadette découvre une source (9 ieme apparition)

SBALCHIERO (a) chap3
Ce jour-là, devant des témoins médusés, Bernadette boit de l'eau boueuse et rougeâtre et mange quelques feuilles de donne, une herbe sauvage - sur ordre de l'apparition, confierait-elle plus tard. Il se murmure alors que Bernadette est « folle ».
Sur le chemin de retour, elle est pressée d'expliquer son geste:
- Aquero me dit d'aller boire et me laver à la fontaine. N'en voyant pas, j'allai boire au Gave, mais elle me fit signe avec le doigt d'aller sous le rocher. J'y fus et j'y trouvai un peu d'eau comme de la boue...

Elle fréquente assidument : le curé de la paroisse, son confesseur, les sœurs de la Charité, les membres de la congrégation des Enfants de Marie et même l'évêque de Tarbes.
L'impératrice Eugénie s'intéresse aussi aux apparitions.
Il manque juste que "Aquero" acquière une identité mystique, dogmatique de préférence pour que l'événement soit reconnu et officialisé par l'Église.

De la quinzième à la seizième apparition.

Ils se passent 20 jours sans apparitions, mais l'environnement de Bernadette ne reste pas inactif. Les foules se précipitent à la source.

La seizième apparition.

Bernadette se rend seule à la grotte.

Estrade (b) 1 ère partie XXVII
Aussitôt que les premières lueurs du jour parurent, elle quitta sa couchette, s'habilla avec diligence et, sans écouter son asthme qui se réveillait dans sa petite poitrine, elle prit, d'un pas agile, le chemin de Massabielle. O confusion pour elle! La niche était déjà illuminée et la Dame attendait!... « Elle était là. disait Bernadette, paisible, souriante et regardant la foule comme une mère affectueuse regarde ses enfants. »

Étrange! C'est Aquero qui attend Bernadette, à l'aube, et devant une foule.

Estrade (b) 1 ère partie XXVII
« La Dame se tenait debout au-dessus du rosier et se montrait comme elle se montre dans la médaille miraculeuse. A ma troisième demande elle prit un air grave et parut s'humilier... Elle joignit ensuite ses mains et les porta sur le haut de la poitrine..., elle regarda le ciel... ; puis séparant lentement les mains et se penchant vers moi, elle me dit en laissant trembler la voix
JE SUIS l'IMMACULEE CONCEPTION ! »(1)
En prononçant ces dernières paroles, Bernadette baissait la tête et reproduisait le geste de la Dame.

(1) En patois : Qué soy ora Immaculada Councepciou !

Là "la messe est dite". Aquero a enfin une identité, bien chrétienne, bien catholique et à la dernière mode du Vatican.

Après la seizième apparition.

Bernadette a encore 2 visions.
Après quelques mouvements d'humeur de l'autorité locale qui bloque l'accès à la grotte; l'Église, Napoléon III, interviennent. Le mythe est lancé officieusement.
Toutes les données convergent pour faire un lieu de pèlerinage:

Bernadette après les apparitions.

Bernadette se retrouve religieuse à Nevers. Malade elle souffre et meurt dans des souffrances physiques et psychiques importantes.

A voir: Les actions de grāce de Bernadette

André Ravier (d) L'épreuve mystique de Bernadette et l'Eucharistie
A Mère Roques, le 3 avril 1872 : « Oubliez mon corps, il va bien, mais priez beaucoup pour ma pauvre âme ! »
A sa cousine Lucile Pène, le 21 mai 1873 « Prie moins pour ma santé, et beaucoup plus pour ma pauvre âme. »

A-t-elle des doutes sur son rôle dans les apparitions? Elle a oublié ou ne croit-elle plus aux paroles d'Aquero à la 3ème apparition:

"Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre. "

Une interprétation

La première apparition.

C'est le Jeudi gras, jour de festivité avant le carême. Des jeunes gens se retrouvent dans la grotte de Massabielle pour fêter l'événement. Ils s'éclairent avec des lampes à pétrole qui illumine les parois d'un belle couleur dorée. Une jeune fille porte la tenue de la congrégation des Enfants de Marie. Cette réunion doit rester discrète et c'est pourquoi un(e) des participant(e)s fait le guet derrière le buisson qui masque l'entrée.
Le(la) guetteur(euse) aperçoit 3 filles il(elle) demande le silence et l'obscurité dans la grotte. Les lampes sont masquées les jeunes gens se taisent. Il remarque que Bernadette, celle qui est considérée comme la simplette du bourg, car elle ne sait ni lire ni écrire et n'est même pas sûr, à 14 ans de faire sa 1ere communion, se retrouve seule devant la grotte. Il(elle) en avise les autres, d'où la rumeur entendue par Bernadette. Ils décident de s'amuser aux dépends de celle-ci. Ils improvisent la mise en scène. Il(elle) agite le buisson. Les lumières des lampes à pétroles sont libérés et éclairent le boyau qui conduit à la niche. Puis la jeune fille vêtue en tenue des Enfants de Marie avance dans la niche pour créer la première apparition. Avant le retour des compagnes de Bernadette, l'apparition se retire, les lampes sont masquées.

La deuxième apparition.

Malgré l'opposition de sa mère et grâce à l'intervention de bonnes âmes; Bernadette retourne à la grotte. Dans la grotte il n'y a rien. Elle ne peut pas se déjuger de la première apparition d'Aquero et tombe dans une extase hallucinatoire consciente ou non. Aquero est dans sa tête.
A cette étape elle s'engage dans un cycle soit hallucinatoire, soit de mystification.

De la troisième à la seizième apparition

Elle utilise toujours le même rite. C'est quand elle est devant la grotte en prière qu'elle entre en extase et crée sa vision. Celui-ci est favorisé par son environnement et la foule qui parfois l'accompagne. On lui souffle ou plutôt on lui suggère les demandes d'Aquero: la chapelle, les processions, les prières. On lui fait découvrir la source préexistante. C'est à cette occasion qu'elle en fait trop en allant manger de l'herbe ce qui a bien faillit mettre fin au cycle mystique.
C'est la période de préparation de la touche finale qui fera la fortune de Lourdes, la crédibilité de l'Église et de la papauté.

Seizième apparition

Une mise en scène est faite pour mettre une touche finale et surtout catholique à ces événements.
On persuade Bernadette de venir à l'aube à la grotte, avant que le bon peuple de Lourdes ne se joigne à elle.
A la grotte on prépare la mise en scène.
Une jeune fille vêtue des habits des "Enfants de Marie" matérialise Aquero et se place dans la niche. Des lanternes son disposées. Une foule d'initiés est au pied de la grotte. On attend Bernadette.
Elle arrive étonnée de voir qu'Aquero est là "en chair et en os". Elle ne peut dissimuler sa confusion, mais elle ne peut désavouer cette réalité. A moins qu'elle ne se persuade que c'est là, la validation de ses hallucinations.
La jeune comédienne figurant Aquero, dit la fameuse parole:
«Qué soy ora Immaculada Councepciou !

Lourdes deviendra un lieu de pèlerinage international.

Après

Bernadette termine le cycle par deux "apparitions". Ainsi valide-t-elle la mystification de la 16ieme. Puis elle est enfermée dans un cloître à Nevers ou elle est sous contrôle. Avant son agonie elle prend conscience de la manipulation qu'elle a subie et accompagnée et meurt dans un grand désarroi.


Conclusion

Dans cette approche des apparitions de Lourdes; nous constatons qu'une simple plaisanterie a un retentissement mondial.
Il serait intéressant de rechercher, dans les archives, le rôle des "Enfants de Marie" et des sœurs de la Charité de Nevers présentent à Lourdes.


Bibliographie :

a Apparition à Lourdes par Patrick Sbalchiero
b Les apparitions de Lourdes par J-B Estrade
c Souvenir du pèlerinage national à Lourdes (1958)
d Sainte Bernadette une vie eucharistique par André Ravier,S.J
e Manuel des pèlerins de Notre-Dame de Lourdes à la Chapelle du Bizot.
f Lourdes et ses environs par G.Marès (1894)
g Lourdes par Zola
h Catéchisme pour adultes par Les évêques de France. (1991)
i Évangiles.

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