Henri Roorda * _Ils ne veulent plus être pauvres_ Page 22

Je ne sais pas où nous allons; mais mes méditations profondes m'ont permis de découvrir la cause du mal universel : tout va mal parce que les hommes ne veulent plus être pauvres. [ . . . ]
. Aujourd'hui, tout le monde veut avoir des truffes, des dents en or et des leçons de piano. Cela est tout à fait déraisonnable. [ . . . ]
J'ai la prétention d'être un juste. Connaissant mes propres faiblesses, j'accorde aux autres le droit d'avoir des défauts. (Ils se passent, d'ailleurs, fort bien de mon autorisation.) Je ne vais donc pas exiger des Pauvres une abnégation totale. Je propose que, dans chaque pays, l'État leur distribue d'abondantes richesses fictives, telles que des diplômes et des décorations. Les plaisirs de la vanité valent bien ceux de la table. .

C'est la principale difficulté que rencontrent certains hommes politiques, économistes, riches. Ils doivent tout faire pour que le pauvre demeure dans sa situation; sinon c'est la pagaille. Il faut bien que les riches surnagent sur les flots de pauvreté.

Les techniques employées sont:
   _Les convaincre que leur sort est inéluctable et risque de s'aggraver: c'est la crise.
   _Les bercer d'illusions: " Faites nous confiance on travaille pour vous".
   _Théorie du ruissellement * .
   _La parabole* du: "Premier de cordée".
   _Les occuper avec des émissions de télévision débiles, du foot, du people, etc..
   _Faire de la pub autour de mini-lois démagogiques et peu couteuses.
   _Faire peur.
   _Pour les autres techniques, voir Machiavel.