Max STIRNER (1806-1856)

L’UNIQUE ET SA PROPRIÉTÉ

II. Le propriétaire
    2. Mes relations
        --Ni Dieu ni l'Homme (la société humaine) n'est propriétaire, mais l'Individu.



Il y a à distinguer si la société limite ma liberté ou mon individualité. S'il ne s'agit que du premier cas, elle est une union, une convention, une association ; mais si elle menace l'individualité, elle est une puissance en soi, une puissance au-dessus de moi, quelque chose d'inaccessible pour moi que je puis certes admirer, adorer, vénérer, respecter mais non dompter et absorber, chose que je ne puis faire justement par ce que je me résigne. Elle subsiste par ma résignation, par mon renoncement à moi-même, ma lâcheté que l'on nomme humilité. Mon humilité fait son courage, ma résignation lui donne la domination.

Dans ce texte l'humilité n'est pas cette qualité qui manque tant à nos hommes politiques. Dans l'esprit c'est le synonyme de soumission inconditionnelle. L'individu ne doit pas se laisser écraser par le système. Il doit être un individu et non un administré anonyme.
Dans une société évoluée, les institutions sont au service de l'individu et non l'inverse.
Actuellement nos hommes politiques n'ont qu'un but se faire élire et réélire. Quand ils ont le pouvoir ils se comportent en despotes, décidant, régissant, parfois en bafouant les lois qu'ils ont créées. Ils ne se préoccupent des citoyens qu'à l'approche des élections pour se faire réélire. Ce qui explique leur présence dans les émissions de variétés qui font la promotion des chanteurs, des comédiens, des romanciers, des fabricants de saucisson, de fromages et de tous ceux qui ont un produit à vendre.
Pour les hauts fonctionnaires c'est encore pire, ils n'ont de compte à ne rendre à personne. Ils ne risquent, au pire, qu'un placard diamanté ou une préfecture outre-mer.
Etre libre c'est s'exprimer, c'est refuser la soumission pour soi et pour les autres, c'est être un citoyen responsable.
Le respect des autres et le civisme font partie de cet esprit de liberté.