MONTESQUIEU

Lettres persanes

Lettre XCV



La raison en est que, comme la déclaration de guerre doit être un acte de justice, dans laquelle il faut toujours que la peine soit proportionnée à la faute, il faut voir si celui à qui on déclare la guerre mérite la mort : car faire la guerre à quelqu'un, c'est vouloir le punir de mort.

Nos dirigeants oublient que faire la guerre c'est tuer. Si j'étais à leur place je ne dormirais pas bien toutes les nuits. Les bombes n'ont pas de discernement. Elles ne savent pas distinguer les hommes des immeubles, les alliés des ennemis.
Nos militaires font partie de la "Défense Nationale" et non de "L'Agression Internationale".
Pour paraphraser Molière: "Que diable allaient-ils faire dans cette galère ?".


En complément de Montesquieu (Réflexions sur la monarchie universelle en Europe_ chapitre I)
Autrefois on cherchait des Armées pour les mener combattre dans un pays. A présent on cherche des pays pour y mener combattre des Armées.

Janvier 2013:
Mr le président 2012; avez vous envisagé toutes les conséquences?
Pour nous: combien sa coûte? Est-ce bien le moment d'engager des dépenses?
Pour le pays concerné: Les dégâts seront-ils moins importants après notre intervention? Qui soutient-on? Le pouvoir et son armée corrompue?
Votre ennemi c'est la finance. Vos et nos ennemis sont les paradis fiscaux; qu'attendez-vous pour envoyer nos troupes républicaines à Monaco, par exemple. Je pense qu'il y a peu de risques que les gardes d'opérette offrent une grande résistance.

Septembre 2013:
Le président 2012 remet ça pour intervenir loin de nos frontières, un vrai va-t-en guerre.
Simultanément il présure les contribuables. Où trouve-t-il les finances pour ses tocs belliqueux. Il a oublié que son ennemi c'est la finance débridée et les paradis fiscaux.


Sagesse populaire:
"Entre l'arbre et l'écorce, il ne faut pas mettre le doigt."